L’élève au centre de l’école
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L’élève au centre de l’école

Portrait d’un enseignant au parcours rythmé

Portrait d’un enseignant au parcours rythmé 

Douglas Level, intervenant à l’IES, nous parle de sa carrière dans le commerce et de sa passion pour la musique qu’il cultive au quotidien avec son groupe Darjeeling 

Concilier management, enseignement et musique, c’est possible. Douglas Level, qui dispense des cours à l’IES Normandie, nous parle de son choix de devenir formateur après une longue carrière de cadre commercial. En tant que batteur dans un groupe de musique, il nous fait partager également cette passion qui l’accompagne depuis tout petit.

Bonjour Douglas ! Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

« Suite à une licence en marketing et communication, j’ai travaillé plusieurs années chez Sony en tant que Responsable technico-commercial. Je m’occupais principalement du développement de projets médias institutionnels pour les entreprises. Par la suite, je suis parti dans l’univers du papier, au sein du Groupe Imprimeries Quadricolor/Gabel, où j’ai été Directeur commercial puis Directeur général pendant 25 ans. J’ai beaucoup aimé cette entreprise. J’ai intégré ensuite l’équipe du Groupe Soficor Corlet en tant que Directeur commercial et Marketing. La crise sanitaire du Covid-19 a malheureusement fortement impacté le secteur de l’imprimerie, déjà en difficulté.
J’ai saisi l’opportunité pour entamer un nouveau parcours en devenant formateur pour adultes et en créant Strat’up Évolution, qui propose des formations en Entreprise et en Université. Ce que j’aimais le plus en tant que manager, c’était transmettre mon expérience, aider mes équipes à progresser, à monter en compétences et envisager des évolutions de carrière. Aujourd’hui, je n’ai plus le côté gestion d’entreprise, mais uniquement le plaisir de transmettre mon expérience vécue et ma connaissance du monde de l’entreprise.
 Au début, j’étais inquiet parce que ce n’est pas évident de passer d’une posture de manager à une posture de formateur. On peut être manager depuis des années mais, en arrivant dans une nouvelle organisation professionnelle de formateur, se sentir un peu perdu. Il ne faut pas en avoir peur car c’est très révélateur du fait que dans la vie on doit se réinventer. J’ai dépassé cette difficulté. Mon aventure à l’IES est passionnante, enrichissante. J’ai rencontré de belles personnes et c’est magnifique pour moi d’aller vers cette découverte et cet échange. »

Comment a commencé votre aventure à l’IES ?

« Lors de la création de ma société, j’ai pris contact avec Paul-Jacques Lehmann, Directeur des programmes à l’IES, pour une éventuelle collaboration. Je voudrais d’ailleurs profiter de cette interview pour le remercier, c’est un homme d’une intelligence très fine. Notre rencontre a été un moment comme on aime en avoir dans une vie. J’ai rejoint l’école comme intervenant externe en novembre 2021. »

Quelles matières enseignez-vous ?

« Je dispense des cours sur des sujets tels que le commerce, la négociation, le management, le marketing relationnel et le digital. »

Que pensez-vous pouvoir apporter aux étudiants et qu’est-ce qu’ils vous apportent ?

« Ce que j’apporte aux étudiants, c’est une vision pragmatique, vivante, basée sur mes expériences. J’ai toujours estimé que la fonction de manager est avant tout un engagement humain. C’est comme cela que j’ai envie de dispenser mes cours, je crois que c’est la responsabilité des enseignants de transmettre leurs expériences vécues aux étudiants.
‘L’élève au centre de l’école’, ce ne sont pas juste des mots, mais une réalité que je vis au quotidien à l’IES. Le plus important, ce sont les étudiants. J’ai envie de leur apporter ce côté ‘réaliste’, sur des bases tangibles et solides.
De leur côté, les élèves m’apportent leur vision du monde et de la société et leur appréhension de certaines carrières : un commercial d’il y a 30 ans n’est plus le commercial de demain. Au coeur d’une société en plein bouleversement, les étudiants m’amènent cette foi qu’ils mettent dans leurs ambitions. Le monde de demain, c’est eux, et nous sommes là pour les accompagner. »

Quels sont selon vous les atouts de notre école de commerce ?

« Tout d’abord, la qualité de ses programmes. Ce qui est intéressant, c’est que les bonnes questions sont posées : Comment peut-on évoluer ? Comment peut-on affiner nos programmes ? Ensuite, la capacité à réfléchir et innover, ce qui est mis en avant par le laboratoire de recherche de l’IES. Un autre atout, l’humain. Ce sont les étudiants qui donnent vie à cette école et les enseignants sont le moteur avec lequel ils pourront avancer et s’épanouir. Enfin, l’IES bénéficie d’un emplacement au coeur d’une région industrielle, avec des entreprises de valeur et la possibilité d’avoir un réseau entrepreneurial riche.
Cette école est une belle réussite dans le paysage éducatif de notre région. »

Pourriez-vous nous en dire plus sur votre passion pour la musique ?

« C’est une passion que j’ai depuis que je suis enfant. À l’époque, je ne savais pas trop si j’allais être guitariste ou percussionniste, mais je me souviens que je jouais sur les casseroles et les canapés de mes parents avec une paire de baguettes. À 12 ans, je me suis orienté vers la batterie et j’ai fait un conservatoire pendant quelques années.
Cela fait maintenant presque 40 ans que je suis batteur, la musique fait partie de moi. J’ai eu la chance que ma carrière professionnelle me permette d’en faire. Je fais partie d’un groupe, Darjeeling, qui fait du pop-rock et du rock californien. Nous faisons des concerts régulièrement à Rouen et dans la région. Je ne pourrais pas vivre sans la musique, j’en ai besoin, c’est mon oxygène. »

La phrase du jour ?

« Mon autre passion, ce sont les arts martiaux, que j’ai pratiqué pendant 35 ans. Je m’inspire d’un philosophe chinois, Lao Tseu, qui est considéré comme le père fondateur du taoïsme. La phrase que j’ai choisie peut s’appliquer aussi à l’enseignement : ‘Celui qui en sait beaucoup sur les autres est peut-être instruit, mais celui qui se comprend lui-même est plus intelligent.’ »

Merci beaucoup, Douglas, pour ce bel échange.